Exquis Fruits.

Exquis Fruits.
Un goût de miel sur les lèvres.
Une mer salée dans les yeux.
Un sang fade.
Voilà ce qu'il me reste.

Une neige incolore sur le c½ur.
Une illusion aveugle dans la main.
Une absence limpide.
Voilà ce qu'il me reste.

Un silence qui ne dure que trop sur ma vie.
Un murmure sourd dans le noir.
Un souhait inaudible.
Voilà ce qu'il me reste.

Une souffrance muette sur le corps.
Un rêve informulé dans les tréfonds de l'âme.
Un caprice inavoué.
Voilà ce qu'il me reste.

Une douceur sans pareille sur sa peau.
Une tendresse désirable dans ses bras..
Un bien-être profond.
Voilà ce que j'avais.

Mardi 9 Octobre.

# Posté le mardi 09 octobre 2007 15:21

Modifié le mardi 09 octobre 2007 17:29

Pantin de Foi.

Pantin de Foi.
Danse, danse petite marionnette,
Danse tant qu'il en est encore temps.
De tous tes pauvres restes s'émiettent,
Des pas au rythme irrégulier et lent.

Anesthésie de ta peau satinée
A la pâleur salée du nacre blanc,
Amène mon c½ur gris à désirer
Atroce idée que le goût de ton sang.

Neigent tes larmes sur le plancher d'or,
Noires au contact des regards moqueurs,
Ne t'arrête pas, laisse ton corps mort
Nouer les rubans ternis par les heures.

Silence, la marionnette est à terre,
Sous le poids de leurs rires éternels
Succombe à la disgrâce meurtrière
Seul pantin d'argile au c½ur de sel.

Ebauche un corps sans âme ni visage,
Et laisse à l'abandon sa frêle foi,
Ethéré créateur parmi les ages
Ecoute la, morte sur ce sol froid.

Mercredi 10 Octobre.

# Posté le mercredi 10 octobre 2007 15:05

Modifié le mercredi 10 octobre 2007 15:41

Pensées d'un autre.

Pensées d'un autre.
Ce texte n'est pas de moi, il est de Hirilin, je tiens à le préciser, mais je le trouve superbement beau, et finement trouvé. Le voici.

La ligne s'étend là-bas. Frontière entre le ciel et la terre, entre deux mondes qui nous séparent. Mon regard se noie dans l'immensité noirs qu'offrent les cieux étoilés. Moi emprisonée dans les murs froids de cette maison muette, toi dehors de l'autre côté de la fenêtre.

L'horizon, ligne imaginaire où l'enfant voit des merveilles, où l'artiste y voit un monde irréel, où l'homme perdu dans le désert voit son salut... Où moi, je ne vois que toi. Lentement devant mes yeux égarés, la ligne se tranforme de l'autre côté de la fenêtre.

Elle reprend un par un tes traits, dessine ton visage dans le moindre détail. Je me surprends à sourire tristement. Tu n'es pas là, je l'aurais souhaité pourtant, cette forme qui prend vie devant mes yeux, c'est bien toi et pourtant tu es si loin de moi, là-bas, de l'autre côté de la fenêtre.

Cette douleur en moi, c'est ton absence. Je ne puis te toucher, je ne puis te parler, je ne puis te regarder, ton image disparaitrait. Alors je la fixe, sans bouger, sans penser, la douleur s'atténue puis se ravive quand je reviens à la réalité, cette réalité de l'autre côté de la fenêtre.

Alors je me ments, je me dis que tu es là, près de moi, tu me parles, tu me tends la main pour que je la prenne, mais mes doigts ne rencontre que la surface sans vie de la fenêtre. Alors à nouveau je me perds dans l'horizon de l'autre côté de la fenêtre...

Et je pense à toi...

......

De l'autre côté de la fenêtre, encore une fois tu es apparu devant moi. Je veux l'ouvrir, crier tout ce que je veux dire, mais tu seras déjà loin. Non, je ne veux pas que tu partes. Ce n'est qu'une image de toi, je le sais bien, mais c'est tout ce que j'ai pour l'instant.

De l'autre côté de la fenêtre, j'espère, j'attends, je souhaite, je prie, je veux. Je te sais loin, je te veux près. Le temps passe comme une complainte sans fin, comme une litanie, un leitmotiv qui ne peut s'arrêter, qui ne veut s'arrêter.

De l'autre côté de la fenêtre, il se met à pleuvoir et mes larmes se joignent au concert de la myriade de goutelettes qui finissent leur vie sur le morceau de verre qui me sépare de toi. J'aime à croire que tu es là-bas, toi aussi qui fixe cet horizon sans nulle fin. J'aime à croire que toi aussi tu as posé ta main sur ce carreau froid.

De l'autre côté de la fenêtre, je ferme alors les yeux. Tout autours de moi a disparu, mais pas toi. Tu n'es plus de l'autre côté de cette maudite fenêtre. Tu es dans mon regard enfermé derrière ces paupières qui laissent passer de nouvelles larmes. Tu es emprisonné, tu es en moi. L'autre côté de la fenêtre n'existe plus, tu es avec moi.

De l'autre côté de la fenêtre la pluie s'arrête, je ne pleures plus, je souris, tu seras toujours là...

......

De l'autre côté de la fenêtre, je vois ton visage qui s'éclaire, mais je ne peut sourire. Tu es si loin et je suis si seule.

Je suis prisonnière de ces murs, j'aimerai sortir, hurler, dancer, mais ces murs froids comme le marbre m'en empèchent alors, je reste en face de cette fenêtre sans bouger, sans crier, immobile. J'ai mal, si mal...

De l'autre côté de la fenêtre, j'aurai ma liberté, il suffirait de briser le verre, mais je ne peux pas. Cette vitre est incassable, pourtant, pourtant, si je pouvais l'ouvrir tout simplement, il suffirait de tendre la main, essayer...

Soudain la glace se retrouve brisée, non pas la fenêtre, je n'en ai pas eu la force, le miroir. Alors que les morceau argentés s'égrainent, éparpillés par terre, le sang coule. La douleur devient physique, j'ai mal, si mal de ne pouvoir bouger...

De l'autre côté de la fenêtre, je te vois toi, toi aussi qui souffre, toi qui est trop loin, toi qui est enfermé derrière une fenêtre, de l'autre côté. Les larmes joignent le sang. Non, je ne veux pas te voir ainsi. Je veux te voir souriant, je veux te voir heureux.

De l'autre côté de la fenêtre, la pluie pleure pour moi sur la vitre transparente. Encore une fois je passe la main sur la glace, mais ce n'est pas ta peau que je carresse. Mais cette image de toi est indélébile, elle se dresse partout où se pose mon regard, et je ne fixe que cette fichue fenêtre qui ne veut pas s'ouvrir. Je te sais de l'autre côté, pourtant.

Un jour, de l'autre côté, je te rejoindrais... Il n'y aura plus de fenêtre, juste toi et moi...

......

Je poste ici mes trois textes concernant ce thème (eh oui c'est moi le fameux posteur ^^)

Dans ma chambre, assis sur le rebord de la fenêtre, je regarde l'horizon obscurci par la nuit de pleine lune. Et je te vois, dans ma tête... je t'imagine, dans mon esprit. Mais tu n'es pas là.

A travers le reflet de la vitre, je nous vois ensemble, je te vois en face de moi, je caresse la surface lisse et froide du verre comme je voudrais suivre du bout de mes doigts les contours de ton visage. Je n'ai que l'imagination pour te voir, pour t'entendre...

Mon regard est perdu dans les abysses de la nuit, la tête posée contre le rebord, un regard mélancolique. Tout ce que je peux toucher, c'est cette fenêtre, cette façade qui bloque ce chemin qui me conduirait vers toi. Dis-moi, quand te reverrais-je? Quand aurais-je la chance de pouvoir entendre ta voix? Sentir ton odeur? Toucher ta peau?

Je regarde désespérément l'horizon, une mince lueur d'espoir dans les yeux, de pouvoir contempler ton visage de visu, passer ma main le long de tes cheveux, mais je ne rencontre que le froid du verre, ce n'étais qu'une image, encore une...

Un jour viendra où je pourrai ouvrir cette fenêtre,
et te tendre la main,
toi, qui se trouve de l'autre côté...

---

Je suis devant cette vitre teintée de noir, je ne peux te voir, je ne peux te sentir, ni te toucher, encore moins t'entendre. Pourtant...
Je sens que tu vas mal, je sens que toi, de l'autre côté de cette fenêtre, tu appelles à l'aide. Les mains posées sur cette surface froide, mon front contre le verre épais, je souffre, car tu souffres. Mon coeur saigne à chacun des coups que l'on te porte, et cela fait d'autant plus mal que je ne peux rien, je suis impuissant face à cela, enfermé dans cette pièce, cette prison qu'est ma chambre. Et je ne te vois pas, je ne vois pas ce qui se passe, ce qu'il t'arrive, mais mon corps tremble de souffrance, de cette ignorance dans l'absolu. J'ai mal, mes mains se crispent contre ce verre, je frappe de toutes mes forces contre cette paroi obscure, mais tout ce que j'ai pu faire c'est l'égratigner. je me sens faible, je suis impuissant face à cela, et je souffre, mes larmes coulent de ce désespoir de pouvoir un jour te tendre la main, de pouvoir te consoler, d'être à tes côtés.

Tu es si loin de moi, de l'autre côté de cette fenêtre, et je n'ai pas la clé pour t'ouvrir. A genoux devant ce mur, mon souffle haletant, les yeux embués de larmes, je ne te vois pas, mais je te sens dépérir.

Impuissant, car trop loin...
Mon coeur saigne, je te tends la main...
De l'autre côté de cette fenêtre...

---

Cette vitre, je suis trop faible pour la briser de mes mains, et je suis seul, enfermé dans ma pièce vide, à ne regarder que la teinte terne de la fenêtre qui me fait face. Et je te vois à travers cette vitre, tes mains posées en face des miennes mais je ne sens pas leur chaleur, juste le froid du verre. Je ne peux que voir ton visage triste et souffrant, et ne peux entendre tes paroles.

Non je ne peux rester comme cela, impuissant face à ce que tu endures.

M

Un papier, une plume, je t'écrirai

A

Tous ces mots enfouis dans mon coeur

R

Tous ces mots qui ne peuvent se dire

C

Tous ces mots qui ne prennent vie

H

Qu'au moyen de l'écriture

O

Ils ne prendront tout leur sens

M

Que par toi, par ce que tu lis

B

Ces mots puisés directement au fond du coeur

R

Ces mots simples, sans artifices

E

Mais ces mots qui, finalement, sont les plus forts, seul ton coeur peut les déchiffrer, seul mon coeur, par cette plume, peut te parler. Confie-moi ton coeur, libère-le de cette prison imaginaire, laisse-le tenir cette plume et écrire sur ce papier. Envoie ces mots qui te blessent, ces mots que moi seul peut comprendre...

Le lion, toi, toi, marchombre...

Le lion, moi, moi, marchombre...

.....
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# Posté le mercredi 10 octobre 2007 15:54

Modifié le jeudi 11 octobre 2007 17:13

A toi, Yuki...

A toi Yuki...

Tu n'es jamais entré ans ma vie et pourtant je suis à tes côtés, comme tu es aux miens. Nous sommes même souvent côte à côte, plus que jamais ces derniers mois, je crois...
Tu as dû marché dans tes propres sillons jusqu'à maintenant, baissant la tête, souvent, levant les yeux, parfois, marchant, serein, jamais ?... De mémoire d'homme, la tienne, tu as déambulé ainsi. Je ne sais où, c'est vrai. Je ne sais comment, ni quand, je ne sais pourquoi, ni même pour qui...
Je te l'ai dit : je ne te connais pas.
J'ai moi-même traîné dans la boue à maintes et maintes reprises et même s'il me semble que mes pieds ne s'enfoncent plus aussi profondément, la crasse dans laquelle j'ai baignée est incrustée en lettres fines sur ma peau blême.
Je suis seule parfois. Dans ma tête et dans mon c½ur, et pourtant, pourtant... Tu es à mes côtés.
Je suis toi à chaque fois que je souffre et quand je marche, ce sont tes pieds meurtris qui s'enfoncent dans mes immondices. Si tu respires, c'est grâce à mes poumons, et les larmes de tes yeux ne sont autres que les gouttes de mon sang.
Mais qui, dis moi, qui le sait ? Toi ? Moi ? Non, jamais. Il n'y aura jamais personne pour nous le dire, tu sais, personne ne le sait.
Par cette souffrance qui nous uni, que la mienne dure quinze ans et que la tienne à peine cinq minutes, que la vôtre soit incurable et la nôtre déjà passée, il n'y a de souffles que je n'ai respiré.
J'ai vu par tes yeux et souffert par ton c½ur. J'ai rit par tes lèvres et cru par ta peau. Les âmes sont des invisibles étranges qui se croisent et se nouent sans autre aide que la foi. J'ai foi en toi, comme en tous ceux qui souffrent. Comment en tout ceux qui rient.
Je t'ai dans la peau sans jamais avoir croisé ton regard, pourtant il me semble qu'à chaque fois que je me regarde dans la glace, ce sont tes yeux noirs qui me cueillent...

Je sais où je me perds, c'est vrai. Je sais comment, quand, je sais pourquoi, et même pour qui. Et c'est pour ça que je suis à tes côtés et toi aux miens.
Nous sommes une armée à avoir rendu les armes, à marcher seul, à marcher droit.
Mais à marcher d'un même pas, d'un même geste, d'un même cri. Que je gueule plus fort que toi ou pas, il y a dans tes intentions mes envies de suicide et dans ton sang frai, mon c½ur qui se noie. Dans ses yeux, c'est ta peau, dans leurs bouches c'est nôtre désespoir.
Dis moi.
Tu ne me connais pas. Où, comment, quand, pourquoi ? Pour qui ? Tu ne sais pas.
Malgré toutes les apparences, malgré, que je ne pense jamais au toi de chair, dis moi, crois moi, dis moi que tu m'aimes comme je t'aime.
Parce qu'au fond, quoique t'en dises, tu ne peux sécher mes larmes. Les larmes de ton c½ur.

24/11/07
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# Posté le vendredi 28 décembre 2007 09:42

De l'autre côté du miroir...

De l'autre côté du miroir.


Il y a derrière l'espace, le vide creusé par l'océan qui frappe.

Il y a, sous les enluminures dorées d'un cadre, un trou que je ne tente plus d'expliquer. De combler. Quand l'absence semble néant et que la présence s'apparente à une amertume sans pareille. Sans résonance.

Sur le verre métallisé, des yeux ternes se sont peints. Au Diable le masque qui s'effrite, qu'il attende. Le reflet semble s'être figé. Il l'est. Si les muscles ne sont plus paralysés, c'est la volonté qui empêche de faire un pas de plus.

De l'autre côté du miroir, il y a des couleurs et des oiseaux de paradis. Il y a une silhouette familière et agaçante. Il y a des fissures sur les dorures ternes.

De l'autre côté du miroir, il y a une fille qui sourit et qui pleure en silence. Il y a le noir et le néant, l'avenir et la joie. Aussi éphémère soit-elle.

De l'autre côté du miroir, il y a les rêves et les cauchemars. Est ce vrai ?

Des yeux ternes le regardent, on y voit que l'impossibilité. Absolue et inchangeable. C'est l'Impossibilité qui ne s'achète pas.

De l'autre côté du miroir, il y a toi. Toi à qui j'en veux d'avoir mentit. D'avoir tout fait pour, mais de n'avoir pu. De l'autre côté...

Il y a la confiance et l'amour, la naïveté et l'espoir. Un miroir intact. Comment a-t-il fait ? Les fissures y sont pourtant nombreuses et profondes mais certains se plaisent à dire qu'elles ne sont que dessinées.

Il y a dans cet ensemble intact, une positivité évidente. La clef d'entrée semble être donnée à nouveau... Pourquoi n'entre-t-elle pas dans la serrure alors ?

Il y a dans l'optimisme, un désespoir latent... On ne l'explique pas, on ne le prouve pas.

Octobre/Novembre 2oo7
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# Posté le vendredi 28 décembre 2007 09:58