Ce texte n'est pas de moi, il est de Hirilin, je tiens à le préciser, mais je le trouve superbement beau, et finement trouvé. Le voici.
La ligne s'étend là-bas. Frontière entre le ciel et la terre, entre deux mondes qui nous séparent. Mon regard se noie dans l'immensité noirs qu'offrent les cieux étoilés. Moi emprisonée dans les murs froids de cette maison muette, toi dehors de l'autre côté de la fenêtre.
L'horizon, ligne imaginaire où l'enfant voit des merveilles, où l'artiste y voit un monde irréel, où l'homme perdu dans le désert voit son salut... Où moi, je ne vois que toi. Lentement devant mes yeux égarés, la ligne se tranforme de l'autre côté de la fenêtre.
Elle reprend un par un tes traits, dessine ton visage dans le moindre détail. Je me surprends à sourire tristement. Tu n'es pas là, je l'aurais souhaité pourtant, cette forme qui prend vie devant mes yeux, c'est bien toi et pourtant tu es si loin de moi, là-bas, de l'autre côté de la fenêtre.
Cette douleur en moi, c'est ton absence. Je ne puis te toucher, je ne puis te parler, je ne puis te regarder, ton image disparaitrait. Alors je la fixe, sans bouger, sans penser, la douleur s'atténue puis se ravive quand je reviens à la réalité, cette réalité de l'autre côté de la fenêtre.
Alors je me ments, je me dis que tu es là, près de moi, tu me parles, tu me tends la main pour que je la prenne, mais mes doigts ne rencontre que la surface sans vie de la fenêtre. Alors à nouveau je me perds dans l'horizon de l'autre côté de la fenêtre...
Et je pense à toi...
......
De l'autre côté de la fenêtre, encore une fois tu es apparu devant moi. Je veux l'ouvrir, crier tout ce que je veux dire, mais tu seras déjà loin. Non, je ne veux pas que tu partes. Ce n'est qu'une image de toi, je le sais bien, mais c'est tout ce que j'ai pour l'instant.
De l'autre côté de la fenêtre, j'espère, j'attends, je souhaite, je prie, je veux. Je te sais loin, je te veux près. Le temps passe comme une complainte sans fin, comme une litanie, un leitmotiv qui ne peut s'arrêter, qui ne veut s'arrêter.
De l'autre côté de la fenêtre, il se met à pleuvoir et mes larmes se joignent au concert de la myriade de goutelettes qui finissent leur vie sur le morceau de verre qui me sépare de toi. J'aime à croire que tu es là-bas, toi aussi qui fixe cet horizon sans nulle fin. J'aime à croire que toi aussi tu as posé ta main sur ce carreau froid.
De l'autre côté de la fenêtre, je ferme alors les yeux. Tout autours de moi a disparu, mais pas toi. Tu n'es plus de l'autre côté de cette maudite fenêtre. Tu es dans mon regard enfermé derrière ces paupières qui laissent passer de nouvelles larmes. Tu es emprisonné, tu es en moi. L'autre côté de la fenêtre n'existe plus, tu es avec moi.
De l'autre côté de la fenêtre la pluie s'arrête, je ne pleures plus, je souris, tu seras toujours là...
......
De l'autre côté de la fenêtre, je vois ton visage qui s'éclaire, mais je ne peut sourire. Tu es si loin et je suis si seule.
Je suis prisonnière de ces murs, j'aimerai sortir, hurler, dancer, mais ces murs froids comme le marbre m'en empèchent alors, je reste en face de cette fenêtre sans bouger, sans crier, immobile. J'ai mal, si mal...
De l'autre côté de la fenêtre, j'aurai ma liberté, il suffirait de briser le verre, mais je ne peux pas. Cette vitre est incassable, pourtant, pourtant, si je pouvais l'ouvrir tout simplement, il suffirait de tendre la main, essayer...
Soudain la glace se retrouve brisée, non pas la fenêtre, je n'en ai pas eu la force, le miroir. Alors que les morceau argentés s'égrainent, éparpillés par terre, le sang coule. La douleur devient physique, j'ai mal, si mal de ne pouvoir bouger...
De l'autre côté de la fenêtre, je te vois toi, toi aussi qui souffre, toi qui est trop loin, toi qui est enfermé derrière une fenêtre, de l'autre côté. Les larmes joignent le sang. Non, je ne veux pas te voir ainsi. Je veux te voir souriant, je veux te voir heureux.
De l'autre côté de la fenêtre, la pluie pleure pour moi sur la vitre transparente. Encore une fois je passe la main sur la glace, mais ce n'est pas ta peau que je carresse. Mais cette image de toi est indélébile, elle se dresse partout où se pose mon regard, et je ne fixe que cette fichue fenêtre qui ne veut pas s'ouvrir. Je te sais de l'autre côté, pourtant.
Un jour, de l'autre côté, je te rejoindrais... Il n'y aura plus de fenêtre, juste toi et moi...
......
Je poste ici mes trois textes concernant ce thème (eh oui c'est moi le fameux posteur ^^)
Dans ma chambre, assis sur le rebord de la fenêtre, je regarde l'horizon obscurci par la nuit de pleine lune. Et je te vois, dans ma tête... je t'imagine, dans mon esprit. Mais tu n'es pas là.
A travers le reflet de la vitre, je nous vois ensemble, je te vois en face de moi, je caresse la surface lisse et froide du verre comme je voudrais suivre du bout de mes doigts les contours de ton visage. Je n'ai que l'imagination pour te voir, pour t'entendre...
Mon regard est perdu dans les abysses de la nuit, la tête posée contre le rebord, un regard mélancolique. Tout ce que je peux toucher, c'est cette fenêtre, cette façade qui bloque ce chemin qui me conduirait vers toi. Dis-moi, quand te reverrais-je? Quand aurais-je la chance de pouvoir entendre ta voix? Sentir ton odeur? Toucher ta peau?
Je regarde désespérément l'horizon, une mince lueur d'espoir dans les yeux, de pouvoir contempler ton visage de visu, passer ma main le long de tes cheveux, mais je ne rencontre que le froid du verre, ce n'étais qu'une image, encore une...
Un jour viendra où je pourrai ouvrir cette fenêtre,
et te tendre la main,
toi, qui se trouve de l'autre côté...
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Je suis devant cette vitre teintée de noir, je ne peux te voir, je ne peux te sentir, ni te toucher, encore moins t'entendre. Pourtant...
Je sens que tu vas mal, je sens que toi, de l'autre côté de cette fenêtre, tu appelles à l'aide. Les mains posées sur cette surface froide, mon front contre le verre épais, je souffre, car tu souffres. Mon coeur saigne à chacun des coups que l'on te porte, et cela fait d'autant plus mal que je ne peux rien, je suis impuissant face à cela, enfermé dans cette pièce, cette prison qu'est ma chambre. Et je ne te vois pas, je ne vois pas ce qui se passe, ce qu'il t'arrive, mais mon corps tremble de souffrance, de cette ignorance dans l'absolu. J'ai mal, mes mains se crispent contre ce verre, je frappe de toutes mes forces contre cette paroi obscure, mais tout ce que j'ai pu faire c'est l'égratigner. je me sens faible, je suis impuissant face à cela, et je souffre, mes larmes coulent de ce désespoir de pouvoir un jour te tendre la main, de pouvoir te consoler, d'être à tes côtés.
Tu es si loin de moi, de l'autre côté de cette fenêtre, et je n'ai pas la clé pour t'ouvrir. A genoux devant ce mur, mon souffle haletant, les yeux embués de larmes, je ne te vois pas, mais je te sens dépérir.
Impuissant, car trop loin...
Mon coeur saigne, je te tends la main...
De l'autre côté de cette fenêtre...
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Cette vitre, je suis trop faible pour la briser de mes mains, et je suis seul, enfermé dans ma pièce vide, à ne regarder que la teinte terne de la fenêtre qui me fait face. Et je te vois à travers cette vitre, tes mains posées en face des miennes mais je ne sens pas leur chaleur, juste le froid du verre. Je ne peux que voir ton visage triste et souffrant, et ne peux entendre tes paroles.
Non je ne peux rester comme cela, impuissant face à ce que tu endures.
M
Un papier, une plume, je t'écrirai
A
Tous ces mots enfouis dans mon coeur
R
Tous ces mots qui ne peuvent se dire
C
Tous ces mots qui ne prennent vie
H
Qu'au moyen de l'écriture
O
Ils ne prendront tout leur sens
M
Que par toi, par ce que tu lis
B
Ces mots puisés directement au fond du coeur
R
Ces mots simples, sans artifices
E
Mais ces mots qui, finalement, sont les plus forts, seul ton coeur peut les déchiffrer, seul mon coeur, par cette plume, peut te parler. Confie-moi ton coeur, libère-le de cette prison imaginaire, laisse-le tenir cette plume et écrire sur ce papier. Envoie ces mots qui te blessent, ces mots que moi seul peut comprendre...
Le lion, toi, toi, marchombre...
Le lion, moi, moi, marchombre...
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