Le jour où le livre s'est ouvert. Quereth...

Vendredi 14 Septembre.

L'idée m'a effleurée. J'ai crée cette chose, ce blog, ou je me livre à coeur ouvert et les yeux fermés.

Quereth

Pourquoi ce nom ?

Je l'ai nettement vu en rêve, cet homme, ce fantôme, il y a quelques jour, et c'est le seul que je défendais, jusqu'à en perdre la vie moi-même. C'était tellement net, tellement clair.

Alors voilà.

A celui qui m'est apparu cette nuit si agitée, à celui que je ne connaîtrais plus jamais, à celui qui étais à mes côtés dans mes heures sombres.

A toi, Quereth, toi qui n'existe pas.
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# Posté le vendredi 14 septembre 2007 16:11

Modifié le vendredi 14 septembre 2007 16:43

Pensées d'un soir... Espoir ?

Tu me manques. Y a t'il d'autres mots à ce vide que je ne comble pas ? A ses pensées et ce coeur qui s'agitent sans cesse ?

Dans le noir, à attendre que le sommeil m'emporte loin de mes tourments, je regarde distraitement ce téléphone qui ne sonne plus, ces emails qui n'ont pas ton nom, ce plafond qui ne me réconforte jamais.

Le jour amène parfois la joie et les rires, mais il semble que ces ombres ne me laissent aucun répit. Les larmes coulaient encore souvent, mais à présent mon coeur est amèrement sec et mes yeux grands ouverts sur le noir sont résolument fixes. Mon souffle calme et régulier. Il y a comme une attente dans chacun de mes gestes.

Je vais me soigner. A coup de maths et de physiques. A coup de Sarah, de Benjamin, de Guillaume, d'Alexandre, de Marion, de Mélanie et de Caroline...

C'est ce qu'on s'était promi, non ?

Alors j'avance, j'avance le jour et je recule la nuit. Mais petit à petit, je ne désespère pas, petit à petit je vais avancer vraiment.


Avancer sans toi ?... Sûrement, puisque tu le désires à présent, n'est ce pas?...

Ce n'était ni un adieu, ni un aurevoir, tu sais... Je voulais juste que tu me comprennes un peu, était ce si dur ? Que tu me dises, qu'après tout, ce n'était pas si facile d'oublier. Pourquoi tout le monde te donnait perdant, pourquoi est ce moi qui recule ?


Mais voilà, la vie décide et tu t'en sors plutôt bien. Et tu m'oublieras...


Je ne sais même plus comment tu es devenu si différent de celui que j'aimais... Qu'importe après tout... Il parait qu'on ne sait plus se parler. Qui est "on" ?

Reste dans tes rêves et dans mes cauchemards, petit ange...

Après tout, on se relèvera bien un jour...
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# Posté le vendredi 14 septembre 2007 16:41

Modifié le jeudi 20 septembre 2007 17:42

Pourquoi pas ?

Un simple mot, une simple odeur, et te voilà dans ma tête.

Everything here reminds me of you.

T'y voilà encore. Je ne sais plus comment oublier cette partie de moi. Oui, car c'est moi que je me dois d'oublier. Il y a quelquechose que tu as emporté à jamais. Je n'ai pas l'habitude de ne plus l'avoir avec moi.

Un mot, un foutu mot, et je pense à toi. J'ai le ventre vide bien souvent. Et le coeur qui semble mort.

Ton sourire que je pourrais dessiner les yeux fermés. Tes expressions, si claires, si proches et pourtant tellement insaisissables. Ces mots que tu disais souvent, ces rires que l'on partageait, ces intonations qui avaient une emprise sans nulle autre pareille sur moi.

Je sais, je ne suis pas parfaite. Je n'ai pas dis "j'étais", j'ai bien dit je suis. Mais ça n'empêche rien...

Tu me manques, putin c'que tu me manques...
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# Posté le samedi 15 septembre 2007 09:18

La vie ici.

Tu sais, mon coeur, la vie ici n'est pas toute rose. La journée, ça va. On fait aller par divers moyens dont le premier est le boulot. En revanche, la nuit...

Tu sais, ce soir c'était son anniversaire. J'ai eu si mal de les voir tous enlacés. J'ai cru m'arracher les tripes, le coeur et les yeux de tant de manque et de douleur. Mais rien de tout ça, tu sais, tout le monde dit que ça va passer...

Ca ne peut être que vrai en fin de compte.

J'aurais donné si cher pour t'avoir à mes côtés, pour être dans tes bras. Tu sais, après dix heures du soir c'est très dur de t'oublier. C'est même impossible. T'es dans ma peau.

Juste dans tes bras, une dernière fois. Et t'embrasser. Pouvoir oublier ces regards qui ne pesaient pas lorsque tu étais là.

Je me mords au sang pour ne pas crier, pour ne pas pleurer. J'etouffe de mes deux mains les pleurs que je n'ai pu retenir. Et j'ai mal, j'ai si mal de toi.

Dans un silence radio imposé, tu m'as demandé de me tenir la tête hors de l'eau, pour ne pas te noyer. Pour ne pas nous noyer ? Mes lèvres sont sèches et mon visage me brûle. Mais pour toi, je ne bouge pas. Pour moi, on me dit.

Pour moi... Foutaises. Tous les soirs, tous les soirs, si ça ne tenait qu'à moi je t'appellerais. Je te demanderais de revenir, de me prendre dans tes bras, de m'embrasser. Je pourrais te demander à genou de pardonner et d'oublier ces fautes que je ne vois pas... Qui n'existent pas. De revenir, une fois. Une dernière fois ?

J'ai mal, si mal, tellement mal... Je n'en dors pas.

Par promesse et par résignation, je suis enfermée dans les ombres de mon silence, et tes démons m'apparaissent. Je ne pleure plus, tu sais ? Le vide, ça ne pleure pas. Ca n'appelle pas. Et ça ne dort pas. Ca attend.

J'attend.

J'attend de t'oublier.

Mais putain, c'qu'tu m'manques...
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# Posté le samedi 15 septembre 2007 20:33

Modifié le jeudi 20 septembre 2007 17:44

Si loin... Tellement.

Il est si tôt et déjà les larmes noient mon c½ur. Je n'en peux plus de cette absence. Je n'en peux plus de ce silence. Je meurs de croire à ton indifférence.

Il y a de ces gestes que l'on ne peut regretter, par faute d'y avoir repensé chaque jour durant des mois, mais il a de ces conséquences que le Temps ne semble vouloir effacer. La continuité que l'on avait pas envisagé, l'impasse où j'ai promit de m'enfermer.

Verrouillée dans sa propre pensée, dans ses propres paroles, et rien qui ne vient effleurer cette cage de cristal. Ton silence semble absorber les rires des autres. Où sont ces autres ?

Qui sont ces autres ?

Ils sont des morceaux de toi. Fragments d'oppositions ou de ressemblances. Ton rire. Ta bouche. Tes yeux... Ton impatience, ta sensibilité. Tes mots.

Tu es devenu mon référentiel. Et ce n'est que maintenant que je le réalise pleinement. C'est fou comme ils peuvent te ressembler. Ces inconnus qui voltigent autour de moi. Ces inconnus dont j'aurais ri avec toi. Où sont ils ces moments merveilleux ?

A dix numéros de moi, à quelques lettres parfois, et à des années lumières, je vois.

Dans tes yeux, je crois. Pas de verbe dans cette phrase, juste l'illusion d'un présent impossible et passé. Un conditionnel que tu n'as pas vu. As tu seulement cherché à regarder ?

« Il ne reviendra pas.

Merci Loïc. Pour ces mots que tu as su me dire, simplement et sincèrement.

Je voulais vraiment ne plus rien attendre de lui tu sais... J'ai réalisé que j'avais rarement placé autant d'espoirs en lui depuis près de 7 mois. Inutiles sursauts. »


C'est peut-être de réaliser que j'ai été aveugle pendant des mois qui fait si mal... C'est peut-être de savoir que j'ai tout fait pour rien. Ou du moins... Que je n'ai peut-être pas été assez égoïste... Peut-être.

Et je ne le suis toujours pas assez. Jusqu'au bout, voir même plus, je t'ai fait passé avant... Avant quoi ? Moi. Ne fait on pas passer les choses les plus belles, les plus chères à nos yeux, devant tout le reste. Tu es toujours aussi beau, il faut croire que tu n'as pas perdu de ta valeur...

Je t'ai promit de ne plus t'appeler, pour ne pas te faire souffrir. Ca me coûte. Ca me coûte énormément, tu sais...

Chaque soir, il devient si dur de ne pas penser que tu m'abandonnes... C'est le but du jeu, non ?... Je pensais juste qu'on jouerais une fois de plus avec nos règles. Mes règles. Il faut croire que tu ne peux plus sortir des lignes... Il m'est si dur de penser ça de toi. Mais que me reste-il à ruminer, hormis cette obsédante absence ?

Tu me manques, encore, toujours, et bien plus.

Tu me manques. D'autant plus que j'apprends chaque jour que tu ne feras que me manquer encore plus.

Encore, toujours, et bien plus.
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# Posté le jeudi 20 septembre 2007 14:58