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Il y a une semaine... Despair...

Mes messages sont des messages de haine. De douleur et de souffrance. Comment pourrais-je encore rester calme face à un mur borné d'indifférence et de culpabilisation ?...

Je croyais tant que j'allais vite m'en sortir, que t'allais sortir de ma tête aussi vite qu'avant que je ne parte. Je me suis trompé...

Mes idées noires tournent et retournent au fond de ma tête, et au fond de mon ventre, mes tripes se tordent de ton absence. L'absence de ce que tu as été. C'est comme si t'étais mort il y a quelques mois. Je ne te reconnais plus. Plus le temps avance et moins l'intonation de ta voix m'est familière...

Je suis tellement, tellement écoeurée de toi... Tellement déçue de ce que tu es devenu. Tellement blessée de ce que tu ne vois plus.

On a si souvent critiqué ta mère en rigolant, parfois amèrement, de sa manie à faire culpabiliser les autres notamment toi, sans jamais tenter de se remettre en cause. Sans jamais détourner le regard de ses convictions... Michaël... Regarde toi...

Je deviens folle de ne pouvoir te faire comprendre ta bêtise ! Je deviens folle chaque soir un peu plus de tourner dans le noir des idées que tu n'entendais pas, que tu n'entends pas, et que tu n'entendras plus ! J'aimerais te frapper, te rouer de coups, de griffer jusqu'au sang pour enlever ces convictions qui ne s'ébranlent pas... J'aimerais, de mes larmes ou de mon sang, t'ouvrir les yeux, j'aimerais que ça recommence comme avant !!!

Mais quoi que je dise, quoi que je fasse, tu finis toujours par me faire culpabiliser de manière de plus en plus subtile et pernicieuse... Michaël... Je t'en prie, regarde toi ! Tu vois bien que c'est toi qui a changé...

De nous deux, et à tes yeux, c'est trop souvent toi qui a le plus mal des deux, qui est le plus à plaindre, qui bosse le plus, et j'en passe... Mais quelle importance, mon coeur, quelle importance ?

Pourquoi, pourquoi veux tu toujours que l'attention tourne autour de ton malheur, pourquoi ? Pourquoi es tu tombé dans le piège, mon coeur...

Je te l'avais dit, souviens toi... La souffrance attire les Hommes pour la consistance qu'elle apporte à un être humain. Te souviens tu ?

Pourquoi te sens tu vide ainsi ? Pourquoi ce besoin d'être mal à mes yeux ? Que se passe t'il avec moi ? Car c'est bien qu'avec moi que cela le fait... Pourquoi ? Pourquoi ?!

Pourquoi t'as pas ouvert les yeux à temps, pourquoi tu ne les ouvres toujours pas !...

Je croyais tellement que me « perdre » te calmerais, je pensais que t'allais retrouver le morceaux d'âme qui s'était envolé, comprendre, au moins, qu'il n'était plus là... Je croyais avoir tout à gagner...

J'ai tout, tout perdu...

...

... J'ai mal, j'ai si mal de toi. Je tourne en rond dans ma tête, dans mon corps, dans mon âme. Je tourne en rond et ne te trouve pas. Dans quelle dimension irréelle de ton esprit instable t'es tu perdu ? Existe-il ce chemin du retour ? Est ce ça le nouveau toi ? Je T'aimais tant, je T'aime tant... Je T'aime, mais ce n'est plus toi...

Je t'ai perdu tout court. Comment espérer retrouver ce qui n'est plus ? Plus rien n'est de mon ressort, la balle dans ton camp. Et je n'ai qu'à attendre un improbable retour, qui n'est pas physique mais psychologique.

Ce n'est pas de l'épuisement que tu as, Michaël. Ce n'est pas de l'épuisement... Et c'est ce qui me fait peur... Tu ne reviendras pas, parce que tu n'existes plus, toi Michaël, l'homme que j'aimais, que j'aime.

Il ne me reste que celui que je hais pour t'avoir remplacé...
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# Posté le vendredi 14 septembre 2007 16:02

Modifié le jeudi 20 septembre 2007 17:40

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